Salut Pavel,
je voulais simplement te dire que notre amitié est l’une des plus belles choses qui soient intervenus dans ma vie, bien qu’elle n’était pas aussi dangereuse que maintenant. Malgré ça, je ne regrette pas de t’avoir connu, car sans toi je n’aurais jamais eu l’occasion de me rapprocher d’Anouk au point de frencher avec elle. Enfin, ce n’est par que pour Anouk que je suis reconnaissant d’être ton ami. Avant de te connaître, je ne savais pas vraiment qui j’étais. En fait, oui. J’étais un loser, sans ami, qui vivait sous l’ombre des gens sans même pouvoir être assez proche d’eux pour vivre sous leurs ombres. Quand tu es apparu au collège pour la première fois, tu as flashé sur moi. C’est comme si tu savais qu’on était destinés à devenir amis afin de trouver, ensemble, un moyen de s’évader de nos prisons. C’est drôle, on a même pu venir en secours à Anouk sur le chemin de nos évasions. Je suis sur que c’était du, notre rencontre. Pour qu’on puisse aider l’autre à sortir de ce tourbillon de solitude qui envoie nos pensées en l’air.
Tu sais Pavel, je te considère plus comme ma famille que ma mère, mon père et Stéphani. Tu m’écoutais lorsque ça l’aurait du être la job à ma mère, tu me supportais lorsque ça l’aurait du être la job à ton père et tu me protègeais lorsque ça l’aurait du être la job à l’autre fils de mes parents. Lorsqu’on y pense, on n’a pas vraiment besoin de partager le même sang pour se considérer de la même famille. Je l’avoue, je te trouvais vraiment weird au début, j’avais pas envie de t’approcher. Par contre, lorsqu’on a commencé à se parler, j’ai senti une connexion, comme si tu avais les réponses à mes questions. Quand je t’ai vu avec ton père avec qui tu n’avais pas pu parler pendant si longtemps, j’étais tellement fier, comme si c’était moi qui m’étais réconcilié avec mon père. Bref, en amitié, on dirait toujours que tu es plus content pour ton ami que tu l’es pour toi-même. C’est tout ce que je voulais dire. Je ne sais pas trop comment faire de déclarations d’amitié. À plus.
Ton meilleur ami, Martin.