Hobina Luce

Chère mère

Tout d’abord, je n’exprimerai pas assez clairement à quel point tu m’as fait souffrir. Tu es la personne qui m’a fait le plus sentir misérable et tu as raison de te sentir coupable. J’ai trop longtemps été cette personne incapable d’aimer ou de faire confiance aux autres. Me sentir en paria dans la société était une chose, mais le sentir dans le propre chez-moi, c’en était une autre. (Comparaison) Stéphani, ce frère qui aurait dû être mon modèle était mon plus grand intimidateur. Pour lui, je n’étais qu’une joke. Avoir été toi, en lisant ces mots, je n’aurais pas l’audace de prétendre que c’est faux. De plus, il semblait avoir tous les droits de me traiter de la sorte, vu que tu m’as littéralement créé pour lui servir de distraction, être son jouet quoi. Et tout ça à cause de quoi? À cause de cette manie de vouloir bien paraître et de vouloir faire comme les autres. À cause d’une connerie de prénom. Réalises-tu que j’ai failli être étranglé è mort par ce cher fils que tu chéries tant tout en le négligeant simplement pour avoir révélé ce nom vraiment cave à une conquête d’un soir. (Exemple) Plus de 4000 enfants par année, au Québec, souffrent de négligence parentale, et Steph et moi en faisions, sans aucun doute, partie. Tu es la source de tout ce que j’ai enduré ces dernières années parce que tu ne m’as pas donné cet amour qui laisse à croire tous qu’ils peuvent soulever des montagnes.

Ensuite, j’aimerais te remercier pour toute cette peine parce qu’elle m’a apprise à être patient et mieux apprécier et considérer et savourer le bonheur dans lequel je baigne maintenant (Accumulation). À date, j’avais aucune idée de qu’est-ce qu’était la liberté et l’amour. Mais à travers Monique, j’ai pu avoir aperçu de ce qu’était l’amour maternelle qui pousse à protéger l’autre malgré les dangers qui nous guettent nous-mêmes. À travers Frigo, j’ai connu l’amour fraternel. Avoir quelqu’un sur qui prendre exemple avec lequel je partagerais un amour inconditionnel (Exemple). Si ce n’est pas la preuve que le blood ce n’est pas ce qui compte le plus. J’ai aussi rencontré l’amour, le vrai avec un grand A comme on dit. Ma belle Anouk est celle qui me procure paix et sérénité et avec qui je veux tout le temps être, aussi quétaine que sa sonne, c’est de même. Et Pavel, ce jeune russe qui a bouleversé ma vie, m’a, à lui tout seul, fait connaître toutes les formes d’amour, notamment l’amitié. En l’espace de quelques jours, il m’a appris à me faire confiance et à voir les choses en grand. J’en ai pâti, je ne regrette rien. Maintenant, je feel heureux presque qu’à chaque jour, mais c’est bien de même. Moi aussi j’ai le droit à mon happy ending.

-Martin

Laisser un commentaire